Christelle Gebel .::. Naturopathe & enseignante de Yoga

 
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La sagesse de la Torah

Moïse, le fondateur de la religion juive, entraîna le peuple Hébreux hors d’Egypte (env. -1500 av. J.-C.). Avant l’exil, il était un prêtre égyptien d’Héliopolis nommé Osarseph qui signifie ‘’Osiris le miséricordieux’’. C’est en rejoignant son peuple d’origine, les Hébreux, que ce prêtre autrefois recueilli dans un berceau de joncs sur les eaux du Nil, puis élevé par la fille du pharaon, pris le nom de Moïse.

Le judaïsme est une doctrine de l’action qui invite l’humanité à accroître l’harmonie divine dans le monde.

Outre les prières et les préceptes moraux, la Torah contient un certain nombre de principes pratiques visant à la santé  - quasiment homonyme et synonyme de sainteté. Les préceptes de la Torah commandent de rechercher sa propre perfection morale en menant une vie simple tout en encourageant l’harmonie entre tous les êtres humains.

 Moïse brisant les tables de la loi

Moïse brisant les Tables de la Loi, Rembrandt

Selon le chemin de sagesse et de santé qu’ils enseignent, le bien-être physique reflète la santé spirituelle d’une personne, car la création spirituelle a précédé celle de l’être humain et la perfection spirituelle doit lui servir de modèle.

La santé commence par la propreté physique et une hygiène mentale, par la pensée positive. La fête rituelle du chabbat, permet à chaque membre de la famille de se ressourcer dans l’ambiance paisible de son foyer. Durant cette ‘’journée des délices’’, le travail est prohibé et chacun s’attache à rendre l’atmosphère familiale aussi joyeuse et chaleureuse que possible. Le Kippour « pardon divin », impose un jeûne rigoureux ‘’du soir au soir’’ afin que chacun puisse se purifier et se régénérer physiquement et psychiquement.

Les interdits physiques ont une dimension de prévention sanitaire, comme l’interdit frappant la consommation de viande de porc. Charognard et coprophage, cet éboueur des rues est le vecteur du ténia et de la trichine, deux vers parasites.

Toutes les communautés rurales ont eu autrefois une alimentation frugale, presque végétarienne. La viande saignée n’est consommée qu’à l’occasion de célébrations religieuses ou de fêtes familiales. ''De toutes les bêtes à quatre pieds vous pourrez manger celles dont la corne du pied est fendue et qui ruminent''.

En considérant la femme comme la gardienne de la santé physique et spirituelle des siens, respectée à l’égal d’une prêtresse familiale, le judaïsme exerce une forme de justice sociale fondée sur l’équité entre les  hommes et les femmes.

Au moyen âge, en Europe se sont pour l’essentiel, des médecins juifs qui ont assuré les soins médicaux dans les Heqdech, ancêtre des hôpitaux modernes, conjuguant la compassion, la charité individuelle et collective, traditionnellement enseignée dans la Bible, à une solide formation intégrant des données anatomo-physiologiques et psychologiques grâce aux connaissances acquises au fil de leurs contacts avec les Egyptiens, les Grecs ou les Arabes.

Les esséniens ont constitué une secte juive bien connue pour son ascétisme. Apparue au IIe siècle av. J.-C., elle disparut vers la fin du Ier siècle apr. J.-C., lorsque la destruction de Jérusalem entraîna la diaspora des Hébreux.

La bibliothèque du Vatican possède un manuscrit rédigé en araméen, langue que l’on pense avoir été celle parlée par Jésus et ses disciples, qui enjoint à se conformer aux lois de la nature afin de renforcer les forces d’auto-guérison. Ce manuscrit présente de nombreuses analogies à la théorie des quatre éléments constitutifs de l’univers, qu’on retrouve dans la cosmogonie égyptienne, indienne et chinoise. La médecine hippocratique, fondée sur les quatre humeurs, est issue de cette théorie.

La médecine essénienne préconise une alimentation purement végétale, issue du lieu de vie, consommée fraîche et vivante.

Le chemin de santé des Esséniens suit celui de la Loi mosaïque, mais avec plus de zèle. Comme eux, ils ne doivent pas consommer plus de trois ou quatre différents aliments par repas, ne jamais manger jusqu’à satiété, ni plus de deux fois par jour et surtout manger en rendant grâce à Dieu, car '' tout ce que vous mangez dans la tristesse, dans la colère ou sans désir, se transforme en poison dans votre corps''.

Le jour du chabbat, ils jeûnent, ne se nourrissant que de spiritualité.

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