Christelle Gebel .::. Naturopathe & enseignante de Yoga

 

Le vitalisme

D’après le Larousse, le vitalisme est une philosophie selon laquelle la vie est une force sui generis (de son propre genre), un principe autre que celui de l’âme, et autre que celui des phénomènes physicochimiques, qui régit l’organisme d’un être vivant.


Sans exception, les grandes Médecines Traditionnelles reconnaissent cette force vitale. C’est le pneuma d’Hippocrate, le prãnã des Hindous, le Qi des Chinois, le Ki  des Japonais, le ou des Egyptiens, le rouach des Hébreux, etc…

Chez les chercheurs modernes c’est l’archée de Paracelse, l’orgone de Reich, les champs de métrique d’Einstein, l’élan vital de Bergson, le principe directeur de Claude Bernard, etc…

 

Depuis Einstein, la physique a balayé la conception purement mécaniste qui, suivant Descartes, a longtemps caractérisé la médecine occidentale.

La  science admet aujourd’hui que les cellules vivantes sont autant d’usines chimiques où les interactions électromagnétiques règnent sans partage sur la matière.

La physique quantique permet d’appréhender le plan d’énergie vitale :

- Le concept de ‘’résonance morphogénétique’’ développé par le Dr en biologie Rupert Sheldrake, basé sur la théorie des champs morphiques

- La cristallisation sensible inventée par le chimiste et agronome Ehrenfried Pfeiffer à partir d’une idée de Rudolf Steiner.

- Les expériences en acupuncture et en homéopathie

- La photographie à haute fréquence, découverte fortuitement par les époux Kirlian en 1939, en Russie.

- Le physicien Fritjof Capra et son Tao de la physique

- Les recherches sur le ‘’corps de l’énergie’’ des physiciens David Bohm (1917-1992), Jean-Emile Charon (1920-1998), Joël  Sternheimer, Orest Bedrij, du Pr. Etienne Guillé, et beaucoup d’autres…

 

Selon les conceptions traditionnelles,  la ‘’force vitale’’ imprègne le corps physique pour l’organiser en un tout cohérent. Ce plan énergétique, régi par d’autres lois que celles de la physique newtonnienne, représente une interface entre le plan physique et le plan émotionnel. Il lui est également reconnu traditionnellement une circulation, par exemple dans les Nadi en yoga ou dans les méridiens en Qi-gong et en acupuncture. Les traumatismes physiques, émotionnels ou sur d’autres plans peuvent perturber la circulation énergétique, engendrant des maladies somatiques ou psychiques. C’est pourquoi les médecines traditionnelles ont développé des méthodes hygiéniques et des techniques thérapeutiques destinées à préserver ou restaurer une circulation énergétique harmonieuse.

 

Pour les hygiénistes (du mouvement Hygiéniste), l’intelligence biologique du corps énergétique se manifeste en réparant spontanément l’organisme lors d’agression. Par exemple la cicatrisation d’une plaie, la ré-ossification d’un os brisé, la fièvre associée au système immunitaire pour neutraliser une infection, une inflammation pour nettoyer et reconstruire une lésion, une diarrhée et des vomissements pour se débarrasser d’une intoxication, la douleur qui exprime un danger ou un disfonctionnement organique, la prodigieuse adaptation aux agressions exogènes par l’intermédiaire du système neuro-endocrinien, c’est la force vitale de l’organisme en action.

L’idée centrale d’une puissance propre à la vie demeure dans toute l’œuvre d’Hippocrate. Cette force vitale gère, organise, restaure la santé. Elle est la natura medicatrix en laquelle le médecin doit abandonner son pouvoir. Sans énergie vitale, les remèdes n’ont aucune action.

 

Principe de Walter (W. Bradford Cannon 1871-1945) sur la mise en évidence de l’énergie :

  • L’énergie vitale est mise en évidence et perçue en tant qu’énergie dans sa dépense et non dans son accumulation.
  • Les excitants qui semblent donner de l’énergie sont au contraire des déperditeurs d’énergie. L’effet véritable et permanent de la stimulation est la dépression car en fin de compte elle affaiblit et déprime l’organisme.
  • Le bilan vital en naturopathie n’évalue que très approximativement le potentiel vital, celui-ci n’étant objectivable que dans les manifestations de la maladie. Par exemple la capacité à produire une forte fièvre indique un sujet doté d’une bonne vitalité avec pour corolaire une aptitude optimum à l’auto-guérison.
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