Qu'est-ce que la santé ?

''Un homme en bonne santé jouit d'une physiologie en équilibre parfait. Il a bon appétit, ses tissus et organes sont sains et efficaces et ses fonctions d'excrétion sont bien réglées. Sa conscience, son esprit et ses sens baignent dans la félicité.''

Sushruta Samhita, manuel ayurvédique, env. 1000 av J.-C.


Très récemment encore, la médecine classique occidentale s’est focalisée sur la maladie plutôt que sur la santé tout en cherchant à en gommer les symptômes plutôt que d’en soigner les causes. Avant que la définition universelle de la santé établie en 1948, dans le Préambule de la constitution de l’OMS, ne l’engage dans une nouvelle direction.

''La possession du meilleur état de santé qu’il est capable d’atteindre constitue l’un des droits fondamentaux de tout être humain. [...]. La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas en une absence de maladie ou d’infirmité.''

Cette définition est indissociable de l’article 18 de la Déclaration universelle des droits humains, adoptée à Paris le 10 décembre 1948. Le droit à la santé se conjugue aux libertés fondamentales dont ''le droit à la liberté de penser, de conscience et de religion''.

Dès lors, les Occidentaux ont enfin commencé à s’intéresser à la composante culturelle de la santé et à ne plus négliger l’impact que l’environnement peut avoir sur elle.

''La santé est un état de l’homme en harmonie avec son environnement – naturel, social, spirituel – et plus largement avec l’univers. Les civilisations traditionnelles postulent que le microcosme de l’homme est relié structurellement au macrocosme de l’univers. La maladie est le témoin d’une rupture de cette harmonie. De là vient le fait que toutes les théories médicales sont des discours sur le monde et sur la société, donc des discours empruntant au politique et au religieux.''

Dr. André Prost, directeur responsable des relations avec les Gouvernements et le Secteur privé à l’OMS, préface de ‘’Médecines du monde’’, Claudine Brelet